Les pays traversés :
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Du 13 au 16 novembre
: Pucón, l'ascension du Volcán Villarrica
Du 19 au 21 novembre : Valparaíso
Du 17 au 22 novembre : Santiago
Du 13 au 16 novembre : Pucón, l'ascension du Volcán Villarrica
Nous arrivons en terre chilienne après avoir traversé en bus la cordillère depuis San Martin de Los Andes en Argentine jusqu'à Pucón. Nous passons la frontière via le Paso Tromen, à proximité du Volcán Lanín (3776 m). Les paysages enneigés, les forêts et les nombreux lacs font de cet itinéraire une superbe route qui donne envie de partir à pied à la découverte des environs.
Situé en bordure du lac
Villarrica et au pied du très actif Volcán Villarrica, Pucón
jouit d'un cadre très attrayant. Les activités touristiques
y sont largement développées, parmi elles les sports"
nature" comme le VTT ou l'équitation, les sports en eaux vives
sans oublier l'ascension du Volcán Villarrica. L'autre intérêt
touristique de la ville est la présence d'une petite station de ski
sur les pentes de ce dernier. Aux vues de sa forte activité je ne
serai pas très rassuré les ski aux pieds, en effet le volcan
crache en permanence une colonne d'épaisse fumée et de nuit
on peut même apercevoir le rouge de la lave auréoler son somment
enneigé.
Un guide nous ayant largement rassuré sur les risques encourus, nous
décidons tout de même d'en tenter l'ascension.
Départ à 4 heures du matin pour cette journée sportive. Au programme 5 heures d'ascension pour accéder aux 3776 m d'altitude du sommet et 1 heure de descente en glisse (sur les fesses!) pour rejoindre le bas de la station de ski, point de départ de la rando. Il fait particulièrement beau ce jour là si on compare au temps assez pluvieux des deux derniers jours, et malgré le froid nous entamons la première partie de la montée sans difficultés apparentes. La neige est bien dure, le groupe assez sympa et homogène, tout est là pour que ça se déroule bien.
Nous progressons tranquilement jusqu'aux dernières remontées mécaniques de la station avant de chausser les crampons, par mesure de sécurité relativeà la dureté de la neige. Les choses sérieuses commencent alors. La progression ralentit un peu pour faire face aux pentes de plus en plus inclinées du volcan. Au bout de 4 heures d'efforts, nous découvrons enfin son merveilleux cratère, quasi circulaire. C'est très impressionnant, on entend très bien les grondements du bouillonnement de la lave, la fumée qui en sort est chargée de souffre, libérant une forte odeur acide.

La récompense est devant nous, un incroyable panorama sur la cordillère des Andes avec ses sommets enneigés, ses lacs gigantesques et une vue imprenable sur le Volcán Lanín, passage de la frontière entre le Chili et l'Argentine. Nous contemplons encore un moment ce paysage époustouflant avant de préparer la descente en glisse. Entendez par la qu'on se munit d'une sorte de bâche qu'on se met sur les fesses et après quelques explications de sécurité de la part du guide nous commençons ce qui restera un des meilleurs moment de la journée, une descente de 1 heure environ sur les pentes du Villarrica.
Pour clôturer cette journée nous partons nous détendre dans l'une des nombreuses thermes de Pucón, en effet les champs magmatiques du volcan réchauffent les eaux passants à proximité et laissent jaillir des sources d'eau pouvant atteindre les 45°. Nous partageons ce moment de détente avec Matthieu et Géraldine que nous avons rencontrés plus tôt où nous logeons, dans la maison d'une agréable et serviable dame louant ses chambres aux touristes. L'échange est très convivial et nous décidons d'accepter leur invitation à loger chez eux, dans le centre de Santiago. Nous partirons donc ensemble pour rejoindre la capitale chilienne après avoir découvert avec bonheur cette attrayante région.

Ben
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Du 19 au 21 novembre : Valparaíso
Une heure et demie de transport seulement sépare la capitale
de Valparaíso. La ville s'est développée grâce
à son port marchand dans une zone à la topographie peu avantageuse.
En effet la cité est parsemée de petites butes ou collines
(appelées "Cerro") n'offrant que très peu de surfaces
planes pourtant propice à la construction. Les habitants ont donc
dû faire avec et s'adapter aux contraintes géographiques. Certaines
maisons semblent juste accrochées aux pentes parfois abruptes des
"Cerros". Pour circuler il a été développé
un système ingénieux d'ascenseurs plus connu sous le nom de
funiculaires. Ils font partie du paysages urbain, et malgré leur
âge et leur état laissant parfois à désirer,
ils sont quotidiennement empruntés par la population locale.
La promenade dans cette ville se révèle intéressante, on y découvre ces "Cerros", tous différents les uns des autres où des restes d'architecture coloniale rendent les rues colorées. Un des plus célèbre, le Cerro Espiritu Santos appelé aussi "le musée à ciel ouvert", vous propose de découvrir une bonne vingtaine uvres d'art éparpillées ça et là sur les murs des maisons du quartier.
Pour finir nous visitons le bord de mer, marqué par l'activité portuaire des docks vidant et chargeant les énormes portes containers, il n'en est pas moins attrayant. On peut facilement observer ce manège depuis la jetée où les pêcheurs se convertissent le temps de la saison touristique en guide pour ballade en mer.
Le marché de
Valparaíso mérite aussi une petite visite. Outre un bon repas
à base de produits de la mer, poissons et fruits de mer, vous pourrez
contempler les nombreux étalages de poissons frais, légumes
et fruits divers aux couleurs toujours vives et nombreuses. L'architecture
de ce vieux marché traditionnel donne un aspect authentique à
sa découverte, de plus l'ambiance y est très populaire. Nous
avons bien aimé s'y restaurer et y passé un moment à
flâner devant les étales.
Voilà, il nous faut quitter la côte pour rejoindre la capitale,
notre vol de retour est prévu pour demain. Un dernier au revoir au
pacifique et nous montons dans le bus qui nous emmènera vers Santiago.
Ben
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Du 17 au 22 novembre : Santiago
Après une nuit de bus, nous arrivons en capitale chilienne. Les
premières impressions en font une ville très proche de ce
qu'on peut connaître en France ou en Europe. Ça bouge dans
tout les sens, l'activité y est dense, et les transports urbains
bien actifs, on y trouve même un métro. Il faut dire que l'agglomération
compte plus de 5 millions d'habitants, ce qui équivaut à un
tiers de la population totale du pays. Santiago est située dans la
vallée centrale (valle central) qui court sur une grande partie du
pays. À l'est, la ville est dominée par la Cordillère
des Andes et à l'ouest la ville s'approche peu à peu de la
Cordillera de la Costa qui sépare Santiago de l'Océan Pacifique
et de la Región de Valparaíso. On a l'impression que la ville
est vraiment planté aux pieds de la cordillère, et qu'on pourrait
presque toucher à ses neiges éternelles.

Nous sommes très aimablement
logé chez Matthieu, rencontré quelques jours plus tôt
à Pucón, dans le très artistique quartier de Bellas
Artes. Sa position assez centrale nous permettra de découvrir le
centre ville et les autres quartiers assez facilement. La vie nocturne y
est assez dynamique, on en trouve pour tout les goûts et tout les
portes monnaies. Nous rencontrerons des chiliens très sympa lors
de ces virées, le contact semble plus facile ici que dans les autres
pays andins.
Après être restés quelques jours en ville nous décidons
d'aller rendre une dernière visite à l'océan pacifique
avant de repartir vers le continent européen, et oui notre périple
touche à sa fin, après cette petite excursion à Valparaíso,
il ne nous restera que deux jours avant de monter dans l'avion qui nous
ramènera à Madrid, puis à Paris.

Ben
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